Fondements

Idéologie

En communion avec son esprit initial, le mouvement ‘Africatho‘ vise à fédérer par la réflexion les jeunes talents africains catholiques vivants ou de passage en France autour d’idées de foi et d’africanité. Aussi bien pour témoigner de l’évangile et des richesse traditionnelles africaines que pour porter les messages fertiles de communion interculturelle. Né en 2014 de la double volonté de l’aumônerie nationale africaine et des jeunes eux-même, ce projet est une transformation de la première tentative du genre amorcée en 2008.

Un peu d’histoire

Inspiré de l’expérience des rencontres régionales entre jeunes des chorales de Poitiers/Tours/Bordeaux/Nantes/Limoges à partir de 2010, l’idée d’élargir ces rencontres à l’échelle nationale se renforce dès 2012.
En 2013/2014, profitant de la rencontre nationale de l’aumônerie qui se tint à Lisieux, des jeunes participants, en la voix de Maillys E. Banda, interpellent l’aumônerie sur ses défis et propose la fondation d’une composante ‘Jeunes‘ comme soutien et réponse à l’amélioration de ses missions pastorales, au-delà de leur simple représentation formelle au conseil de l’aumônerie. Sensible à cette interpellation, le conseil de l’aumônerie africaine, en l’action de son président en exercice Marcus Agbekodo (Poitiers), initia en marge de cette rencontre un premier groupe de réflexion constitué de jeunes/aînés ayant vécu/organisé le premier rassemblement de 2008 : Annie Monteiro (Nanterre), Nadège Bandema (Meaux), Gabriel Katuvadioko(Paris/Saint-Denis) ; et les jeunes volontaires : Maillys E. Banda (Poitiers), Laure Nunga (Tours), Aude Ovono (Limoges), Adja Tabou (Strasbourg), Philippe Amougou (Périgueux), Sonia Watton et Myriam Tendja (Lille). Ce temps d’échange déboucha sur, d’une part, le désir de l’aumônerie de reproduire le rassemblement de 2008 (cf. mémoire RJA 2015, section 1.2.3) ; et, d’autre part, celui des jeunes présents à s’engager bénévolement à porter cette nouvelle expérience de rassemblement en créant une nouvelle dynamique de mobilisation des jeunes et à re-penser un nouveau projet fédérateur à destination des jeunes croyants africains liés à l’aumônerie ou non.

La première des quatre séances de travail présentielles réunit la première équipe du Comité de PILotage (COPIL) ci-dessus à la maison des pères lazaristes à Paris (95 Rue de Sèvres & Rue du bac) en nov. 2014. Bien qu’axé autour de la préparation du rassemblement 2015, il se profilait autour de ces réunions préparatrices le désir de convertir ce deuxième rassemblement en projet fédérateur durable des jeunes africains catholiques de France, plus fécond et plus dynamique. Ceci, en vue d’être une réelle locomotive susceptible de rassembler la diaspora croyantes afro-catholiques en France pour relever les défis interculturels, être un laboratoire d’idée pour l’aumônerie, un tremplin de réflexion des jeunes sur les défis sociétaux et socio-ecclésiaux d’aujourd’hui mais aussi un outil d’espérance fécond et d’évangélisation. C’est sous l’acronyme ‘Africatho‘ ou ‘Jeunes-Africatho(Jeunes Africains Catholiques) que s’identifie depuis 2015 la composante ‘jeunes’ de l’aumônerie africaine de France. Son activité majeur demeure l’organisation du traditionnel Rassemblement Jeunes-Africatho(RJA) de France tous les deux ans dont le dernier tenu à Lyon en novembre 2019 ressort de nombreux témoignages.
Consulter tous les mémoires des rassemblements nationaux Africatho [2015—2019].

Depuis sa création, de nombreux copilotes s’y sont succédés avec à cœur de porter ces idées de foi et d’africanité au service de la communion interculturelle qui la fondent. Toujours en lien avec l’aumônerie nationale africaine, le mouvement ‘Jeunes-Africatho’ s’est enrichi de nouvelles activités, d’une organisation à rayonnement national et d’autres éditions de RJA se sont succédées. La dernière édition à Lyon en 2019 a consacré l’enracinement du mouvement et l’espérance qu’il (ap)porte désormais à de plus en plus de jeunes et aînés, croyants ou pas, africain et non.

Aujourd’hui

Les idées portées par la Jeunesse Africatholique rayonnent aujourd’hui auprès de miliers de jeunes en France et au-delà ; lient des centaines de jeunes de divers groupes, chorales et mouvements dans les diocèses de France ; sont soutenues par des dizaines de prêtres et évêques ; c’est aujourd’hui 4 rencontres nationales à nombre de participants croissants (250 en nov. 2019 à Lyon), un réseau de soutien national, des ressources de talents, des pages Facebook, Twitter, Youtube… totalisant près de 2k abonnés. La JA est renforcée depuis 2015 par son exceptionnel Choeur Africatho qui parcours chaque mois un diocèse de France pour chanter les messages d’accueil, d’espérance et de communion interculturelle. La Jeunesse-Africatho est constitué depuis juin 2018 en association civile loi 1901.

Le mouvement demeure en lien avec l’église de France puisque composante majeure de l’aumônerie nationale africaine dont il reçoit mission auprès des jeunes. L’aumônerie africaine étant elle-même une émanation du Service nationale de Pastorale des Migrants de la Conférence des Évêques de France. Un prêtre accompagnateur, aumônier nationale, assure ce lien avec l’église de France. Le père Guy Vuillemin (missionnaire pères-blancs) en était le premier en 2013, le père Pierre Richaud en 2014/2015 et depuis 2016, le père Paul Quillet. Ces deux derniers appartenant à la Sociétés des Missions Africaines de Lyon.

Et demain

La Jeunesse Africatho œuvre, entre autre, à agir au mieux pour :

  • Renforcer le rayonnement de ses idées auprès davantage de jeunes africains et catholiques vivant ou de passage en France, attachés ou non à l’aumônerie africaine ;
  • Accroître le nombre de participants aux rassemblements biénnaux, voire les organiser annuellement ;
  • Renforcer les liens et activités avec les autres mouvements d’église, de la société et avec les autres jeunes intéressés par les questions interculturelles, qu’ils soient croyants ou non, africains ou pas ;
  • Une féconde communion interculturelle en France ;
  • La conversion de ses talents en action d’unité, d’évangélisation, de création d’activités socio-culturelles/cultuelles génératrices d’espérance, de rencontre, de foi et de valorisation des cultures africaines et celles du monde… dans le respect des richesses mutuelles ;